Euphrasia officinalis
Euphrasia officinalis appelée aussi euphraise, œil vif ou casse-lunette.
L’euphraise est une petite plante herbacée annuelle hémiparasite* (comme le gui) de moyenne montagne présentant de délicates fleurs blanches élégantes, veinées de pourpre et éclaboussées de jaune orangé. Elle fleurit de mai à octobre.
*Hémiparasite = Végétal chlorophyllien qui prélève chez son hôte de l'eau et des sels minéraux dissous.
La fleur des Euphraises est protérogyne, c'est-à-dire qu'elle est d’abord femelle puis mâle. Immédiatement après l'ouverture de la corolle, le stigmate (extrémité du pistil), dépasse de 1 à 2 mm du bord de la corolle. Les anthères (sacs de pollen) sont encore bien fermées. Ce premier stade peut être considéré comme le stade femelle. Après fécondation, le tube de la corolle s'allonge en même temps que le pistil se déssèche. La croissance du tube a pour conséquence que les anthères s'ouvrent au même endroit où se trouvait le stigmate au premier stade. Dans ce deuxième stade, la fleur est donc purement mâle.
Au XVIIe siècle, William Coles (botaniste anglais) selon la théorie des signatures** compare les taches violettes et jaunes sur les fleurs d'Euphrasia officinalis aux ecchymoses sur les yeux malades.
** La théorie des signatures est un mode de compréhension du monde dans lequel l'apparence des créatures, principalement des végétaux, est censée révéler leur usage et leur fonction. Elle s'applique surtout aux plantes médicinales, en vertu de leurs pouvoirs thérapeutiques (Au XVIème siècle, Paracelse, médecin philosophe et alchimiste suisse l’a utilisée).
De nos jours, elle est utilisée en phytothérapie sous forme de tisane appliquée par voie externe sur les yeux grâce à des compresses chaudes ou par voie orale.
En homéopathie,
C’est un remède connu pour soigner des inflammations de la conjonctive provoquant un abondant larmoiement. Larmoiement continu et irritant. Le sujet doit cligner souvent les yeux. Lorsqu’un coryza est présent, dans ce cas les écoulements du nez, eux, ne sont pas irritants.
Calendula officinalis
En homéopathie, Calendula officinalis administré de manière répétée par voie muqueuse en basse dilution (entre 4 CH et 9 CH) rendra les plaies saines et favorisera leur cicatrisation.
Calendula officinalis est fait à partir du souci. C'est une plante annuelle très répandue quasiment rustique de la famille des astéracées (comme l’arnica) qui possède des propriétés réparatrices et protectrices. On trouve le souci en massifs dans les jardins mais il est aussi utilisé en fleurs coupées. Il se ressème tout seul au gré du vent.
Les fleurs ont la particularité de se fermer la nuit et de se rouvrir dès que le soleil est suffisamment haut dans le ciel ce qui lui a valu son nom (du latin solsequia, qui suit le soleil).
Toutes les parties du Souci officinal ont une odeur aromatique forte, peu agréable, et leur saveur est amère.
Les boutons floraux (avant qu’ils ne s’ouvrent) peuvent être utilisés en cuisine, confits au vinaigre. On peut aussi les faire sauter en accompagnement des grillades. Les fleurs agrémentent les salades. Elles y apportent de la couleur et un léger goût amer.
C’est une plante ornementale mais aussi officinale.
Le souci a des propriétés anti-inflammatoires (faradiol, flavonoïdes) et antiprurigineuses, des effets antibactériens (huile essentielle, flavonoïdes) et cicatrisants, des effets immunostimulants, des effets stimulants de la granulation (renouvellement cellulaire).
Utilisée en phytothérapie dans des crèmes notamment, en teinture mère diluée en application sur les plaies.
Arnica montana
Voici un grand remède de traumatisme : Arnica montana.
Arnica montana (arnica des montagnes) appelé aussi « tabac des Vosges » est une plante montagnarde européenne dont la fleur ressemble à une marguerite jaune (photo).
Utilisé contre les chocs, les traumatismes. Il faut l'administrer plusieurs fois (fréquence à adapter selon l'intensité du choc et la disparition des symptômes) la première heure qui suit le choc puis 2 à 3 fois par jour, quelques jours si nécessaire.
C'est la fréquence d'utilisation plus que la quantité de remède qui est importante.
Toujours administrer par voie muqueuse.
Utiliser des petites dilutions (4 à 9 CH ou 12 à 30 K).
C'est le plus connu des remèdes et le plus utilisé.
Staphysagria
On l'appelle aussi "herbe aux poux" car les graines ont des propriétés insecticides et sont utilisées en décoction ou pommade pour lutter contre les poux.
Comme vous pouvez le voir dans les exemples de guérison du site, le remède a guéri des tumeurs oculaires chez des vaches Montbéliardes.
Cependant, Staphysagria (Delphinium staphysagria) est un grand remède connu pour traiter les coupures nettes de la peau (coupures suite de chirurgie, castrations de porcelets, blessures par objet tranchant, ...).
Staphysagria aide à la cicatrisation de la peau (plus rapide, de meilleure qualité et sans séquelles).
Il faut l'administrer par voie muqueuse plusieurs fois la première heure qui suit la coupure puis 2 à 3 fois par jour, quelques jours si nécessaire selon la profondeur de la coupure et la vitesse de cicatrisation.
Utiliser des petites dilutions (4 à 9 CH ou 12 à 30 K).
Aconitum napellus
Un exemple d’utilisation est le corps étranger ou une blessure dans l’œil qui provoque chez l’animal de l’agitation, avec impossibilité de regarder son œil.
Donner Aconitum napellus en basse dilution (4 CH à 9 CH) de manière répétée calmera l’animal et permettra de manipuler l’œil afin de prendre les mesures nécessaires.
Ce remède est fait à partir de Aconit (Monkshood en anglais, parfois surnommé Casque-de-Minerve de par la forme de ses fleurs, ou Tue-loup en raison de sa toxicité).
Il s’agit d’une plante abondante dans les forêts montagneuses de françaises, suisses et Allemandes, également cultivée dans les jardins.
Elle contient des alcaloïdes toxiques, dont l'aconitine, poison mortel pour les humains et pour de nombreux animaux.
Il semblerait que ce soit la plante la plus toxique d’Europe.
La grande particularité de ce remède est la brutalité de l’apparition des symptômes.
Celle-ci peut être accompagnée d’agitation intense, de peur panique.
Le vent froid et sec pourra compléter le tableau clinique.
Dulcamara amara (Solanum dulcamara)
En homéopathie, on l’utilisera dans des pathologies (coryza sec, diarrhées, troubles rhumatismaux, mammites, …) suite de coup de froid , suite de froid humide .
C’est un remède de fin d’été , d’automne lorsque le temps se refroidit brusquement ou en cas de gros écarts de température jour nuit.
Appelée aussi Douce-amère (car en bouche elle est d'abord douce puis devient amère), Morelle douce-amère ou Morelle grimpante, elle fait partie de la famille des Solanacées (tout comme la pomme de terre, la tomate, l’aubergine).
Plante toxique de sous-bois (friches, décombres, haies, lisières, bords des cours d’eau) à tiges ligneuses qui peuvent atteindre 3 à 4 mètres de longueur et s'élever au-dessus du sol avec l'aide d'un support. Ses rameaux s'accrochent aux arbres et arbustes autour de lui. Les feuilles sont caduques, velues, vert foncé, alternes.
Les fleurs, violettes avec des étamines jaunes, apparaissent d’août à octobre. Les fruits, toxiques, sont des petites baies qui deviennent rouges orangées à maturité.
Répartition géographique : Europe, Asie, Afrique du nord, introduite en Amérique du Nord.
Hypericum perforatum
Le millepertuis perforé s'appelle comme ça car ses feuilles sont perforées de nombreux trous.
On l'appelle aussi herbe de la St-Jean, car les fleurs étaient récoltées à la Saint-Jean, vers le 24 juin et passée dans la fumée du feu de la Saint-Jean.
Le millepertuis est présent dans de nombreuses parties du monde sauf les régions arctiques et désertiques. Les extraits et préparations phytothérapiques sont utilisés dans le traitement de dépressions légères et de troubles de l'humeur.
En homéopathie, il est très utile dans les traumatismes des nerfs.
Ainsi, par exemple, on l'utilisera lors de douleurs (souvent très intenses) liées à l'écrasement de l'extrémité d'une patte, d'un nerf sciatique écrasé, douleur des nerfs de la colonne,...
Je l'ai également utilisé dans le cas suivant :
Les truies en mise-bas parfois écrasent un ou deux porcelets en se couchant alors que les porcelets sont sous elle pour têter.
Si cela vient de se produire, que le porcelet vit toujours, donner Hypericum de manière répétée dans le quart d'heure qui suit la première administration.
Le porcelet est rétablit au point qu'il est impossible de le distinguer parmi les autres une fois reparti (sauf s'il a été identifié par une marque sur la peau).
L'administration par voie muqueuse se fait de manière rapprochée puis 2 à 3 fois ou plus par jour, quelques jours si nécessaire selon les besoins pour gérer la douleur et la vitesse de disparition de celles-ci.
Utiliser des petites dilutions (4 à 9 CH ou 12 à 30 K).
Silicea
Silicea (minéral) est fabriqué à partir de la silice pure extraite du cristal de roche.
Grand remède d'abcès, c'est aussi un remède d'expulsion d'écharde.
Dans les exemples de guérison chez les équins du site, vous pouvez lire comment j'ai guéri une lymphangite chez une jument.
Hépar sulfur
Autre grand remède d'abcès, Hépar sulfur.
C'est un remède fait d'un mélange à parts égales de fleur de soufre et de coquille d'huître, mélange qui a été calciné en vase clos. Il a été créé de toute pièce par Hahnemann (n'existe pas dans la nature).
Myristica sébiféra
Myristica sebifera (Virola sebifera) est un remède fait à partir de cette plante. C'est un arbre de 2.5-3 mètres de haut.
Il est présent du Nicaragua, au Brésil, en passant par le Costa Rica, le Panama, la Colombie, le Venezuela, le Guyana, le Suriname, la Guyane, l'Équateur, le Pérou, la Bolivie.
On l'appelle aussi yayamadou en créole ou muscadier porte-suif en français désuet.
Remède très utile pour soigner les panaris. De manière répétée en basse dilution (entre 4 et 9 CH).
Berberis vulgaris
En homéopathie, c’est un des grands remèdes qui s’avère très utile pour soulager la douleur des coliques néphrétiques. Utilisez des basses dilutions (4 à 9 CH) de manière répétée pendant la crise jusqu’au soulagement puis à la demande quand la douleur se réveille.
Remède fabriqué à partir de l’épine-vinette.
L’épine-vinette commune ou le vinettier (Berberis vulgaris) est un buisson épineux vivant dans l’hémisphère nord, très ramifié, de 1.5 à 3 m de haut. Sa floraison, en avril-mai, se présente sous forme de grappes de fleurs jaunes mellifères. Les fruits sont rouges et ovales à maturité en automne. Consommés en hiver par les oiseaux, ils sont une source de vitamines. Le feuillage est caduc, vert tendre en été et rouge-orangé en automne.
En Iran, les fruits sont traditionnellement séchés et accommodent des plats sucrés ou salés. Les fruits peuvent aussi être transformé en confiture, infusion et jus.
Chez nous, l'épine-vinette devient rare, on la rencontre encore à l'état naturel en moyenne montagne, plutôt sur des coteaux calcaires.
Elle a subi une éradication au 19e siècle dans les plaines céréalières. Un champignon responsable de la rouille noire du blé réalise son cycle de reproduction entre l’épine-vinette et les graminées en général.